Disney Central Plaza

06 mai 2006

L'histoire de la musique Disney - chapitre 1

La musique a toujours joué un rôle majeure dans l'histoire de Disney, qu'il sagisse des dessins animés, des films, des séries télé, des shows ou des parcs à thèmes. Certaines des chansons Disney, comme "un jour mon prince viendra", "ce rêve bleu" ou bien "it's a small world" sont devenues légendaires, et certains des compositeurs, comme les Frères Sherman ou Alan Menken sont aujourd'hui couverts de récompenses. La musique de Disney s'est toujours appliquée à raconter une histoire, et est caractérisée par ses mélodies enchanteresses qui nous font tous (re)devenir des enfants de coeur. C'est pour ça que Disney Central Plaza souhaite rendre hommage à tous les acteurs de la musique derrière la magie.

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I. Les Débuts

Si la musique Disney devait vraiment commencer à une date donnée, ce serait 1928. En effet, c'est la première fois que l'on peut entendre une chanson dans un dessin animé Disney, et de manière générale dans un dessin animé. Il s'agit là de Turkey in the straw, que l'on entend dans Steamboat Willie, le premier Mickey officiellement sorti (en fait, la première chanson est véritablement Steamboat Bill, que l'on entend pendant le générique du début). Bien que l'origine de la chanson soit assez floue, il s'agit là d'une révolution. En effet les premiers films parlant datent de 1927, et l'utiliser dans un dessin animé était alors impensable! Mais la vision de Walt sur l'avenir prit le dessus, et lorsqu'un de ses animateurs, Wilfred Jackson, joua sur son harmonica l'air entraînant de Turkey in the Straw, Walt l'adopta aussitôt pour ce qui serait le grand lancement de sa nouvelle star, Mickey. A cause de ce bouleversement cinématographique, les 2 premiers cartoons de Mickey (Plane crazy et Gallopin' Gaucho), d'abord réalisés en muet, furent retravaillés pour leur ajouter du son.

Mais la musique allait jouer un encore plus grand rôle dans la série des Silly Symphonies, qui serait déterminante pour l'histoire de Disney, en apportant plusieurs "premières": première utilisation de la couleur (Flowers and Trees), de la caméra multiplane (the Old Mill) et de la première chanson à succès. Ces films, à la différence des cartoons de Mickey, reposeraient entièrement sur une base musicale. Afin de réaliser ce projet ambitieux, Walt aggrandit rapidement son équipe de compositeurs, parmi lesquels se trouvait Frank Churchill (qui deviendra célèbre pour avoir composé les musiques de Blanche Neige). Ce compositeur permettra à Disney d'obtenir son premier hit en 1933, avec "Qui a peur du grand méchant loup?", célèbre chanson des Trois petits cochons, la plus célèbre des Silly Symphonies. Sortie en pleine dépression américaine, la chanson apportait au pays ce dont il avait besoin: espoir et humour. Le dessin animé fut un hit et la chanson se vendit à plusieurs millions d'exemplaires. Détail amusant: Frank Churchill écrivit la chanson en 5 minutes, en se basant légèrement sur l'air classique du "Joyeux anniversaire". La chanson n'obtenut pas d'oscars, pour la simple raison que l'oscar des meilleures chansons n'apparut que l'année suivante!

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En 1929, l'équipe créative de Disney comprenait, de gauche à droite, Johnny Cannon, Walt Disney, Bert Gillett, Ub Iwerks (le créateur et dessinateur de Mickey), Wilfred Jackson (l'homme qui persuada Walt de se lancer dans les Silly Symphonies), Les Clark. En bas, Carl Stalling, Jack King et Ben Sharpsteen.

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Mickey Mouse dans Steambot Willie (1933)

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Les 3 petits cochons (1933)

II. Les premiers Classiques

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Le compositeur Frank Churchill en train de créer des chansons pour Blanche Neige. La bande-originale de Blanche-Neige fut la première bande-orignale de film au monde (1937).

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En 1939, Walt reçoit un grand Oscar et 7 petits oscars des mains de Shriley Temple. (cliquer pour aggrandir)

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La partition et l'album de Pinocchio

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Walt Disney et Leopold Stokowski essaient des musiques pour Fantasia (1940)

A suivre: Vers de nouveaux horizons

Le premier grand classique Disney, Blanche-Neige et les sept nains, allait évidemment profiter de l'héritage musical des Studios. Walt entreprit d'en faire un film qui ressemblerait plus à une comédie musicale de style Broadway, qu'à un de ces classiques films Hollywoodiens. Walt voulait également que les chansons se fondent dans l'histoire de manière transparente. C'est ainsi que Frank Chruchill et Larry Morey écrivèrent 25 chansons, dont seulement 8 furent retenues. Bien que Walt n'écrvit pas une note ou une parole de ces chansons, c'est lui qui décida de leur contenu, et de la manière dont elles s'intégreraient au film. Adriana Caselotti, alors âgée de 18 ans, entraînée dans les opéras italiens, fut engagée pour faire la voix mélodieuse de Blanche-Neige. Le succès fut immédiat, et le hit-parade de 1938 comportait alors 6 chansons du film (dont les inoubliables Sifflez en travaillant, Heigh-ho ou Un jour mon prince viendra)! Lors des oscars cependant, le film fut complêtement oublié du point de vue musical. Il en reçut un spécial (accompagné de 7 minis-oscars) pour l'innovation que représentait ce premier long-métrage animé.

Mais l'Académie se rattrapa lorsqu'en 1941, elle récompensa la musique de Pinocchio par 2 oscars (meilleure chanson pour Quand on prie sa bonne étoile, et meilleure musique). Walt se consolait ainsi de l'échec commercial du film, sorti en pleine guerre mondiale (et privé de ses marchés étrangers). Ces récompenses permirent aussi à Walt se se "venger" face aux critiques, qui avaient déclarées que les chansons de pinocchion n'étaient pas aussi réussies que celles de Blanche-Neige. Pourtant, Walt et ses compositeurs, Ned Washington et Leigh Harline, produisèrent 2 des mélodies les plus connues de Disney. Quand on prie sa bonne étoile fut le grand succès de l'année et battu tous les records au Hit-Parade. C'est aujourd'hui l'air Disney le plus connu et le plus apprécié au monde. Cliff Edwards (la voix de Jiminy Crickett) chante une autre chanson, Give a little Whistle, qui elle aussi fut un succès.

La musique jouerait un rôle encore plus important dans la prochaine production Disney, Fantasia. C'est en rencontrant par hasard le chef d'orchestre Leopold Stokowski dans un restaurant, que Walt eu l'idée de faire ce film. En effet Leopold était un grand fan de Disney, et était intéressé de travailler avec son nouvel ami. Walt suggéra qu'ils pourraient collaborer sur un nouveau cartoon en production mettant en scène Mickey, "l'Apprenti Sorcier". En visitant le Studio, leopold suggéra à Walt de faire un long-métrage composé de séquences musicales. Walt accepta et Fantasia était né. (d'ailleurs, fantasia est à l'origine un terme musical, signifiant le développement libre d'une composition ou d'un thème) L'idée du film fut violemment critiquée par les critiques musicaux, aussi bien pour l'adaptation musicale que pour leur caractérisation visuelle (les critiques pensaient en effet que les gens devaient se créer leurs propres images en écoutant la musique). Mais il leur fallut admettre que Fantasia ne ressemblait à rien qui ne s'était déjà fait. Au lieu que la musique fit avancer l'histoire, ici la musique était l'histoire. Fantasia est en quelque sorte une compilation des premiers clips vidéos du monde. Malgré la controverse, Fantasia reçut 2 oscars en 1941, un pour avoir permi le développement d'un nouveau système sonore, Fantasound, et un autre pour Stokowski. Finalement, le film ressorti au cinéma quelques années plus tard, avec succès. En 1991, la cassette vidéo devint une des plus vendues au monde, et la bande originale remasterisée devint disque d'or avec plus de 500 000 exemplaires vendus.

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05 mai 2006

Buzz Lightyear Laser Blast: réponses aux questions des fans

Le 5 avril 2006, DCP rencontrait des Imagineers de Disneyland Resort Paris (Beth Clapperton, directrice artistique de Buzz Lightyear Laser Blast, Laurent Cayuelha, concepteur rédacteur à Disneyland Paris Imagineering et Yves Benyetta directeur créatif toujours à DLPI) pour leur poser quelques questions venant directement des fans. Ceux-ci les avaient posé quelques jours auparavant sur le forum. Voici une synthèse qui devrait vous en apprendre davantage sur l'attraction.

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Beth Clapperton

Quel a été le challenge principal d'installer Buzz dans le Visionarium? Pourquoi ce choix?

Le temps! 19 à 20 mois depuis la mise en place des palissades (l'installation du ride + décor a pris 9 mois). L'attraction est adaptée aux bâtiments de type Circle-Vision, voilà pourquoi elle a été placée là.

Quelles sont les différences avec les autres versions de l'attraction, et au niveau des véhicules?

L'attraction est 90% identique à celle de Californie et Hong-Kong. Les matériaux sont différents pour s'adapter aux normes françaises. Il y a également une scène supplémentaire (avec la grue soulevant une pile et les piles à faire tomber, juste avant d'entrer dans le vaisseau de Zurg.) Cette scène a permi de mieux raconter l'histoire en faisant une transition entre les deux scènes. Le tracé du circuit est donc légèrement différent à cet endroit, et permet de découvrir Zurg au dernier moment (contrairement aux autres versions où on le voit de loin). Au niveau des véhicules, seul le nom change (XP-41 pour nous - XP pour Factor X Protector). Enfin, certains dialogues et textes français sont traduit différemment de la version américaine, pour mieux coller chez nous.

Auriez vous aimé améliorer des choses?

Avoir un peu plus d'hauteur. Dans le vaisseau de Zurg, contrairement à la version américaine, le plafond trop bas a empêché de faire pendre des câbles et d'installer un grand logo "Z" de ZURG pour faire mieux comprendre où l'on se trouve.

La file d'attente extérieure sera-t-elle couverte un jour?

Pour l'instant ce n'est pas prévu.

A propos des Mickey Cachés...

Il y en a 3 dans le ride et 2 dans la file d'attente. Quand ces Mickey sont peints sur des fresques, ils sont "non officiels" et placés au feeling par l'Imagineer. Quand ils font partie du décor, ils sont bien naturellement prévus à l'avance et répertoriés.

Qu'apporte BUZZ à Disneyland Resort Paris?

On a trois types d'attractions en un: le dark ride classique en lumière noire, le système d'omnimover comme Phantom Manor mais qu'on peut cette fois "piloter", et un jeu interactif de shooting comme la Shooting Gallery, le tout intégré dans une histoire, ce qui bonifie l'ensemble. Et bien sûr, la répétabilité, l'envie de venir refaire l'attraction quand on a compris que telle cible valait plus qu'une autre, trouvé une cible cachée ou pigé des "astuces" et qu'on les partage avec ses amis.

En quoi Buzz s'intègre-t-il dans Discoveryland? Pourquoi avoir remplacé le Visionarium par Buzz?

Discoveryland propose une vision du futur vue par les visionnaires du passé et d'aujourd'hui. Léonard de Vinci, George Lucas, et Pixar. Les références du futur pour les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'il y a 15 ans. Et le Visionarium, après 15 ans, ne correspondait plus aux attentes des visiteurs (alors qu'il n'a fallu que 6 ans à Captain EO pour être considéré obsolète). Pour WDI, c'est une évolution normale mais il n'est pas question de transformer Discoveryland en Tomorrowland.

Pourquoi n'avoir pas construit Buzz aux Studios?

Question de temps. Créer une nouvelle infrastructure pour l'attraction et la faire fonctionner aurait demandé des mois de plus et décalé l'ouverture d'autant. La stratégie est d'avoir une nouvelle attraction prête pour chaque haute saison, et ne pas râter ce créneau. C'est donc un choix stratégique.

Buzz, Cars, Nemo... assiste-t-on à une "Pixarisation" de DLRP?

Pixar appartient désormais à Disney et ce sont à la base deux entités qui ont le même fond. La stratégie est d'utiliser les personnages et les histoires qui marchent, qui plaisent, et les placer dans des endroits qui s'y prêtent quand c'est possible (à ce titre, Aladdin et le Roi Lion n'existaient pas à Adventureland en 1992). Personne ne reproche la "Lucasation" du parc avec Star Tours + Indy!

Pourquoi Richard Darbois ne double pas Buzz dans la version française?

Apparemment il n'était pas disponible.

Y a t-il des clins d'oeil dans l'attraction?

Oui, l'audio animatronic de Buzz dans la bataille finale a le nom d'Andy dessiné sous sa chaussure. La carte des planètes dans la file d'attente comporte des noms d'Imagineers ayant travaillé sur l'attraction. D'autres clins d'oeil vont également arriver très rapidement!

Combien de fois avez-vous fait l'attraction?

Beth, sur les 3 dernières semaines, a du faire l'attraction environ 200 fois.

Les scores personnels des Imagineers:

Beth: 660 000
Yves: 229 000
Laurent: secret

Voir l'album photo: http://dcpblog.canalblog.com/albums/buzz_l_eclair__interviews/index.html

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Ce blog se veut une continuation du forum du même nom, où déjà depuis 6 ans, plus de 6000 membres débattent et discutent quotidiennement de l'univers Disney. Nombre d'articles, interviews et dossiers y ont déjà été postés. Sur ce blog, vous pourrez les retrouver, et en découvrir de nouveaux, postés par certains membres qui sont parmi les plus connaisseurs de la Walt Disney Company et de son histoire. Mais attention: ce blog n'est pas un site d'informations ou une encyclopédie sur Disney: d'autres le font déjà très bien. Nous privilégierons la qualité à la quantité, dans une forme simple et claire pour tout le monde.

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- Grandmath

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